14.06.2006

Les Diables se préparent à affronter l'Argentine

Alors que toutes les équipes ont fait leur entrée en lice, nos valeureux diables se préparent déjà à l’affrontement de vendredi, qui les opposera à un autre favori du tournoi : l’Argentine.

 

Philippe Léonard a totalement récupéré de son élongation, et devrait probablement tenir sa place sur le flanc gauche vendredi. « L’Argentine est une redoutable équipe, déclarait-il ce matin. Mais nous n’avons toujours rien à perdre dans cette compétition, et nous donnerons le maximum. »

 

Ce matin, les Belges se sont entraînés à huis clos, le coach national René Van der Eycken redoutant la présence d’espions argentins : « L’effet de surprise a joué en notre faveur lors du premier match, il serait dommage qu’il n’en soit pas de même pour le second ». Il n’a bien sûr fait aucune révélation quant à l’équipe qu’il alignerait … « Tout ce que je peux vous dire, c’est que je dispose de 23 joueurs armés d’une motivation en acier. »

 

Certes, René, mais cela ne suffira sans doute pas à vaincre l’Argentine. Toutefois, nous nous doutons que tu caches dans ta botte une nouvelle stratégie miracle, et nous te faisons confiance.

 

 

Depersée A.

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12.06.2006

Les diables ont le moral au beau fixe.

Suite à leur fantastique victoire d’hier, nos diables se sont méritoirement reposés ce matin. En début d’après-midi était prévu un simple décrassage pour ceux qui avaient joué le match de la veille, et un entraînement réel pour les autres. A cette occasion, on a pu remarquer une grande motivation dans le chef des remplaçants.

 

« Nous avons tous encore du mal à réaliser que nous avons battu les Pays-Bas, a déclaré Koen Daerden à nos collègues néerlandophones. Cette victoire nous remplit de joie, et à présent, nous avons tous envie de participer à la fête ».

 

Seul un petit bémol est venu gâcher la bonne humeur collégiale : Philippe Léonard n’a pas participé au décrassage. Il semblerait que son remplacement à la 78e minute du match soit dû à une légère blessure. « Rien de grave, nous a-t-il précisé, il s’agit d’une simple élongation. Le kiné m’a conseillé de me reposer deux jours, et je serai vraisemblablement prêt pour affronter l’Argentine ce vendredi ». A la question de savoir si cette rencontre leur fait peur, l’ex-Monégasque est aussi catégorique que ses coéquipiers. « Bien sûr, l’Argentine est un favori du tournoi, et dispose d’une myriade de joueurs très doués. Mais depuis notre victoire d’hier, nous savons que tout est possible. Nous n’avons rien à perdre, ce sera à eux de se méfier.

 

Van Basten admiratif

 

Malgré la frustration ressentie dans le camp hollandais après la rencontre, le sélectionneur Marco Van Basten ne tarissait pas d’éloge à propos de notre équipe. « Avec une formation moins forte sur papier, les Belges ont très bien manœuvré leur barque. C’est contre nous-mêmes que nous avons perdu ; nous aurions dû inscrire ce but lors des multiples occasions que nous avons gaspillées. Nous félicitions la Belgique pour leur victoire. De notre côté, nous n’abandonnons bien sûr pas l’espoir de nous qualifier pour le second tour. Nous avons commis des erreurs, à nous de savoir ne plus les reproduire, et de gagner nos deux prochains matchs. »

 

 

Depersée A.

 

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11.06.2006

BELGIQUE 1 PAYS-BAS 0

Incroyable victoire de nos diables rouges à Leipzig !

 

Décidément, il est écrit que les Pays-Bas ne parviendront jamais à prendre la mesure de l’équipe belge lors d’une phase finale de coupe du monde. Pour preuve ce troisième affrontement sans victoire, après la défaite d’Orlando en 1994, et le match nul de Paris 4 ans plus tard.

 

Pour cette première rencontre à Leipzig, René Van Der Eycken avait décidé de miser sur la prudence, en n’alignant pas moins de trois joueurs à vocation défensive au sein de l’entrejeu. Luigi Pieroni, quant à lui, était le seul véritable attaquant de pointe, mais il pourrait compter sur le soutien de Thomas Buffel. L’emphase était donc mise sur la défense, VDE faisant confiance à son quatuor type : Van Buyten et Simons dans l’axe, Deflandre et Léonard sur les flancs.

 

Une première mi-temps batave

 

Dès le début de la rencontre, les Hollandais mettent la pression. A la 4e minute, Proto doit se détendre pour dévier un tir lointain de Van Bommel. Sur le corner qui suit, Deflandre sauve sur la ligne une tête de Van Nistelrooij qui filait tout droit dans le but. Durant tout le premier quart d’heure, la Belgique ne peut que subir le rouleau compresseur hollandais, parvenant miraculeusement à garder les filets de Proto intacts, suite à des tirs de Robben à la 7e minute, et de Van Persie à la 11e. A ce moment, on imagine mal comme les diables pourraient renverser la vapeur.

 

Néanmoins, à la 22e minute, ils parviennent à mettre le nez à la fenêtre : un débordement de Vanden Borre sur la droite donne suite à un centre dans l’axe pour Buffel, qui tente sa chance de loin. Le gardien hollandais relâche le ballon, mais Pieroni, marqué de près par Ooijer, ne peut en profiter. C’est toutefois de bonne augure pour la suite de la rencontre. Dans les tribunes, la poignée de supporters noir – jaune – rouge reprennent espoir.

 

Malgré cette brève incursion, les Hollandais repartent à l’attaque, mais ne parviennent toujours pas à déflorer le score. Les deux équipes rentrent au vestiaire sur un 0-0. Les statistiques de cette première mi-temps montrent bien la domination oranje : 63% de possession de balle, et 7 tirs cadrés, contre 0 pour les Belges.

 

Une combativité historique !

 

Après le repos, Van Der Eycken décide de remplacer Mudingayi, trop souvent pris de vitesse, par Karel Geraerts. Bien lui en prend, puisque le Liégeois d’adoption est à l’origine de la première action dangereuse de la seconde mi-temps. A la 47e, sa passe à ras de terre troue littéralement la défense adverse, mais malheureusement, le tir de Buffel échoue au ras du poteau gauche de Van der Sar.

 

Les Belges faillirent se mordre les doigts de cette occasion ratée. Sur le contre, Robben laisse notre défense sur place, avant que son tir puissant ne soit miraculeusement dévié par Proto. Les Hollandais mettent la pression pour marquer le but qui les libérerait, mais sur sa ligne, le gardien anderlechtois est impérial. A la 54e, il stoppe le tir de Van Nistelrooij, avant, deux minutes plus tard, d’envoyer d’une claquette un tir lointain de Cocu au dessus de sa barre transversale. Le public sent que le but va arriver. Il est en effet fort proche, mais tombe du côté inattendu.

 

Comme Philippe Albert.

 

A la 64e, suite à un nouvel arrêt de Proto, un contre mené de main de maître par le doyen Vanderhaeghe aboutit sur la gauche, dans les pieds de Goor, étonnement laissé libre de tout marquage. Son centre quasiment immédiat trouve la tête de Pieroni qui fait mouche : 1-0. Au même moment du match que Philippe Albert douze ans plus tôt ! A croire que nos voisins du nord sont maudits. René Van Der Eycken, jusque là resté calme, bondit de son banc, le poing en l’air. Mais l'équipe doit rapidement se réorganiser : sur le terrain, les Hollandais repartent à l’offensive. Heureusement, la courte euphorie de nos diables fait place à un sang froid implacable. Dans l’axe de la défense, Van Buyten et Simons sont impériaux. Si ce n’est deux tirs cadrés de Robben aux 78e et 85e minutes, plus jamais nos adversaires ne se montreront dangereux. Kevin Vandenbergh, entré à la place de Pieroni, loupe même la balle du 2-0 en fin de match.

 

Il est exactement 16h48 lorsque l’arbitre met un terme à la rencontre. La joie des Belges contraste avec l’énorme déception hollandaise. Frustrés, certains supporters d’outre-moerdijk crient au scandale. Du côté belge, on avoue s’estimer chanceux, mais on souligne surtout la combativité sans faille dont nos joueurs ont fait preuve pour empêcher les bulldozers oranges d’inscrire le moindre but.

 

« C’est tout bonnement incroyable, explique Luigi Pieroni à la sortie des vestiaires. Il y a trois jours à peine, j’étais encore en vacances, et aujourd’hui, j’inscris le but de la victoire face aux Pays-Bas en coupe du monde. Qui aurait pu prédire cela ? ». De son côté, le coach fédéral relativise : « Je suis évidemment comblé par cette victoire, mais nous devons garder la tête froide. Deux matchs très difficiles nous attendent encore ! ».

 

Ce qui est certain, c’est qu’armés de la même combativité, nos diables ont toutes leurs chances face à leurs prochains adversaires … Prochain rendez-vous : l’Argentine ce vendredi !

 

Belgique : Proto ; Deflandre, Van Buyten, Simons, Leonard (78e Hoefkens) ; Vanden Borre, Vanderhaege, Mudingayi (46e Geraerts), Goor ; Buffel, Pieroni (87e Vandenbergh).

Pays-Bas : Van der Sar ; Heitinga, Mathijsen, Ooijer, Van Bronckhorst ; Cocu, Sneijder, Van Bommel (62e Landzaat) ; Robben, Van Nistelrooij (80e Kuyt), Van Persie (88e Vennegoor of Hesselink).

Buts : Pieroni, 1-0 (65e).

Cartons jaunes : Léonard (33e), Van Bronckhorst (66e), Van Nistelrooij (78e).

Cartons rouges : aucun.

 

 

Petreri D.

17:10 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |  Facebook |

Les Belges entrent en scène.

C’est tout à l’heure, à 15 heures, que nos diables rentrent de plein pied dans la compétition.

 

Ce matin, les nouvelles du vestiaire sont bonnes. Le stress de la rapidité des événements semblent maintenant faire place à une grande sérénité dans le chef de nos joueurs.

 

René Van Der Eycken n’a encore rien dévoilé de la sélection qui affrontera les Pays-Bas cet après-midi. Toutefois, les matchs amicaux effectués la veille lors de l’entraînement laissent penser que le coach fédéral alignera une équipe à vocation défensive. Les seules certitudes sont la présence de Proto entre les perches, de Simons et Van Buyten comme charnières de la défense centrale, et du rôle avant tout de pare-choc qui sera confié à l’entrejeu. Aux côtés du vétéran Yves Vanderhaeghe, un doute subsiste entre Karel Geraerts et Gabi Mudingayi.

 

Ce matin, lors de la conférence de presse, le coach se voulait rassurant. « Il est vrai que nous n’avons pas pu bénéficier d’une préparation optimale. Mais n’oubliez pas que l’effet de surprise joue également en notre faveur. Nos adversaires, croyant avoir affaire aux Serbes et Monténégrins, auront eu très peu de temps pour analyser la façon idéale de nous contrer ».

 

Puisse-t-il avoir raison.

 

Victoire de l’Argentine.

 

Le premier match du groupe C a vu la victoire de l’Argentine, l’un des favoris du tournoi, sur la Côte D’Ivoire, par le score de 2 – 1. Certes vaincus, les éléphants d’Afrique n’ont nullement démérité. Beaucoup pointent cette équipe comme la potentielle bonne surprise du tournoi. En effet, le niveau affiché hier soir par les Ivoiriens n’augure rien de bon pour les Belges, qui, après leur rencontre face aux Pays-Bas, devront encore en découdre avec deux adversaires redoutables.

 

 

Depersée A.

11:14 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.06.2006

Les joueurs belges sont bien arrivés en Allemagne.

Toujours sous le coup de leur sélection surprise, nos diables sont finalement arrivés en Allemagne tôt dans la matinée. 

 

Bon nombre d’entre eux nous ont avoué être rentrés de vacances en catastrophe, mais très enthousiastes à l’idée de disputer cette coupe du monde. « Malgré notre manque de préparation, nous avons l’espoir de faire bonne figure », nous annonçait Eric Deflandre au sortir de l’avion. « Nous avons encore le rythme du championnat dans les jambes. De plus, cette participation inespérée nous donne la rage au ventre. Nous avons tous à cœur de bien faire ».

 

Après avoir pris possession de leurs logis, délaissés la veille par les malheureux joueurs serbes et monténégrins, les Belges sont immédiatement partis au centre d’entraînement. Nos diables ont d’abord assisté à une première réunion de groupe, présidée par le coach René Van Der Eycken, celle-ci n’ayant pu se faire dans les détails à Bruxelles. Ils ont ensuite chaussé les crampons pour leur première séance physique.

 

Au programme ce soir, une séance de tactique, au cours de laquelle nos joueurs seront amenés à analyser le jeu de l’équipe des Pays-Bas, qu’ils devront affronter demain à 15H. Ce match sera très important, puisqu’il déterminera sans doute les possibilités de notre équipe nationale.

 

A ce sujet, René Van Der Eycken n’a pas encore dévoilé la sélection qui débutera le match de demain. Cependant, tout porte à croire que l’équipe se dirigera vers un 4-4-1-1, avec un seul attaquant de pointe qui sera soit Luigi Pieroni, soit Kevin Vandenbergh.

 

Les espoirs de bon résultat sont bien sûr fort minces, d’autant que le public sera majoritairement acquis à la cause batave. En effet, une simple poignée de supporters belges seront finalement parvenus à se dégoter des tickets pour le match. Il faut dire qu’on ne leur aura pas laissé le temps de s’organiser ! D’après nos sources, un accord viendrait d’être conclu entre des délégations de supporters serbes et belges, afin que les premiers puissent revendre leurs entrées aux seconds. Toutefois, cela n’empêchera pas les Hollandais d’être en surnombre demain – plus de 15.000 bataves sont attendus au Zentralstadion de Leipzig.

 

Emile déçu, mais sans rancunes

 

Interrogé hier soir par nos confrères néerlandophones, Emile Mpenza se déclarait quelque peu déçu de sa non sélection. « Heureusement, précisa-t-il, j’ai appris les deux surprises simultanément ; je n’ai donc pas eu le temps de me réjouir. Je suis évidemment surpris de ne pas faire partie de l’effectif, mais je comprends la décision de l’entraîneur, et je reste à sa disposition après la compétition. Je souhaite par ailleurs bonne chance à mes coéquipiers ». Sympa, Emile !

 

Depersée A.

11:58 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.06.2006

Une équipe qui déclare forfait le jour même de la cérémonie d’ouverture, c’est du jamais vu !

Le communiqué de presse est tombé ce vendredi 9 juin à midi : L’équipe de Serbie-Montenegro exclue de la coupe du monde en Allemagne, avant même le premier match de la compétition.

 

L’indépendance de la nouvelle république du Monténégro prend des tournures surprenantes... On était loin de s’imaginer que la séparation des deux pays aboutirait à de telles conséquences !

 

Hier soir, la Fédération Serbe de Football annonçait sa décision de dissoudre immédiatement l’équipe nationale de Serbie – Monténégro. « Puisque deux pays différents existent à présent, annonçait le représentant de la fédération, nous ne voyons pas pourquoi ceux-ci resteraient réunis, même pour une compétition sportive comme la Coupe du Monde de Football. ». Et de poursuivre, dans un enthousiasme bien optimiste (peut-être même trop) : « Nous avons tout de même l’intention d’être présents en Allemagne, par le biais d’une seule équipe nationale : celle de Serbie, ou celle de la République du Monténégro. La décision tombera avant la première rencontre du groupe C face aux Pays-Bas ».

 

La FIFA ne l’a pas entendu de cette oreille… Prise de cours par cette décision unilatérale aussi surprenante qu’irréaliste, la Fédération Internationale de Football a réuni ses hauts membres ce matin, pour un colloque extraordinaire. La décision tombe peu avant midi : ils décident à l’unanimité d’exclure l’ancienne république yougoslave de la compétition.

 

Pour les joueurs de la formation des Balkans, c’est le choc. La majorité ne comprennent toujours pas la décision de leur fédération, pas plus que la réaction de la FIFA, jugée « emportée et trop sévère » par le doyen et capitaine de l’équipe, Predrag Djodjevic. Malheureusement, devant l’impertinence montrée par la Fédération Serbe, la FIFA n’avait que quelques heures pour réagir, et beaucoup conviennent que c’était la seule solution envisageable, afin de ne pas préjudicier le tournoi.

 

 

Le malheur des uns …

 

 

A peine rendu public le communiqué de la FIFA, le monde des journalistes entre en haleine ; l’équipe de Yougoslavie sera-t-elle remplacée ? Vraisemblablement, on ne peut laisser que 3 équipes dans le groupe C. Et donc, quel pays sera l’invité surprise de cette Coupe du Monde ? Du côté de l’avenue Houba De Strooper, les prières rapides ont du se faire entendre par les dieux du football. A midi vingt-quatre exactement, un fax tombait à la Fédération Belge de Football, annonçant que l’équipe choisie pour remplacer la Serbie serait … la Belgique.

 

A peine le temps de se pincer, de s’apercevoir que ce n’est pas un rêve, qu’il faut s’organiser. Il est midi trente lorsque René Van Der Eycken, le sélectionneur belge, reçoit un coup de fil. On lui demande de prendre la décision la plus paradoxale de sa carrière, sans doute aussi la plus importante : il a une demie heure pour sélectionner une liste de vingt-trois joueurs belges. Ce court laps de temps trouve sa raison dans le fait qu’il faudra prévenir ces joueurs, et certainement en rappeler certains de vacances. Mais le coach et la fédération s’organisent. A seize heures vingt et une, alors qu’à Munich débute la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde, une liste parvient aux organismes de presse :

 

Gardiens (3) :

 

Geert DE VLIEGER

Silvio PROTO

Stijn STIJNEN

 

Défenseurs (8) :

 

Eric DEFLANDRE

Philippe CLEMENT

Carl HOEFKENS

Philippe LEONARD

Timmy SIMONS

Daniel VAN BUYTEN

Anthony VANDEN BORRE

Thomas VERMAELEN

 

Milieux de terrain (7) :

 

Thomas BUFFEL

Koen DAERDEN

Steven DEFOUR

Bart GOOR

Karel GERAERTS

Gabi MUDINGAYI

Yves VANDERHAEGHE

 

Attaquants (5) :

 

Stein HUISEGEMS

Mbo MPENZA

Luigi PIERONI

Wesley SONCK

Kevin VANDENBERGH

 

Tous ont été prévenus par téléphone, et ont affirmé pouvoir être présents à Bruxelles ce soir à vingt heures. Un avion les attendra, et ils s’envoleront pour l’Allemagne.

 

A l’heure où vous lisez ces mots, nous-mêmes avons encore du mal à nous en rendre compte que La Belgique va disputer sa septième coupe du monde d’affilée !!!

 

 

La sélection se discute …

 

 

Bien sûr, notre équipe n’est absolument pas prête, le premier match ayant lieu ce dimanche 11 juin, face à nos voisins des Pays-Bas. A la Fédération Belge, certaines mauvaises langues disent que nous aurions dû décliner cette invitation, car elle n’est rien d’autre qu’un véritable cadeau empoisonné. D’autres affirment qu’au vu de notre préparation inexistante, nous risquons tout bonnement de subir des scores fleuves, et de sortir du tournoi aussi vite que nous y avons été invités. De devenir la risée du monde du ballon rond.

 

Dans sa conférence de presse, le Comité Exécutif Belge rappela à tous l’exemple du Danemark en 1992, lors de l’Euro de Suède. Invité surprise suite au forfait de la … Yougoslavie, les Danois, pour la plupart amateurs, avaient emporté le trophée, en sortant les grands favoris qu’étaient les Pays-Bas et l’Allemagne. « Bien sûr, nous ne rêvons pas de remporter la Coupe du Monde, affirme le président Jan Peeters. Mais il serait vraiment dommageable de refuser la participation qu’on nous amène sur un plateau. Nous avons raté la qualification, or voici qu’on nous offre la possibilité de nous racheter. Pourquoi la refuserions-nous ? ».

A peine dévoilée la sélection des 23, les doigts accusateurs se hissent. René Van Der Eycken n’a en effet pas jugé bon d’écourter les vacances de certains joueurs qui auraient pourtant pu faire bénéficier l’équipe de leur métier. Frédéric Herpoel, le gardien le plus régulier de notre championnat, n’est pas sélectionné. Pas plus que les défenseurs Jelle Van Damme et Pieter Collen. Ni le milieu de terrain Walter Baseggio, pourtant bien revenu dans le rythme grâce à son aventure italienne à Trévise. Pire : Emile Mpenza, sauveur de notre équipe nationale à maintes reprises, a lui aussi été prié de rester à la maison. « Le choix fut difficile, déclare le coach, d’autant plus que j’ai du rendre ma décision très rapidement. Trop que pour pouvoir réfléchir posément à chaque alternative possible. J’ai dû prendre une décision en tenant compte de la forme actuelle des joueurs, ainsi que leur disponibilité ».

C’est donc une formation belge « improvisée » qui tentera de tenir la dragée haute à ses adversaires du groupe C, considéré à juste titre comme « le groupe de la mort » de cette Coupe du Monde allemande. Après les Pays-Bas ce dimanche, nous affronterons L’Argentine et la Côte d’Ivoire.

Comme nous l’a précisé Jan Peeters, l’objectif n’est pas de se qualifier pour le second tour, mais de faire bonne figure, et de faire honneur à cette invitation surprise en « mouillant son maillot ».

Diables rouges, nous comptons sur vous ! Supporters, tous à vos postes !

Cela commence ce dimanche à 15 h, face aux Pays-Bas. A ce qu’il paraît, l’union fait la force !

 

 

Depersée A.

18:00 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note |  Facebook |