30/06/2006

C’est le grand jour !

Tout à l’heure, les Belges affrontent les Allemands, qu’ils n’ont plus battus depuis … 1954.

 

Aucun des joueurs actuels, et même certains de leurs parents, n’étaient nés lorsque la Belgique battit l’Allemagne pour la dernière fois. C’était au Heysel, le 26 septembre 1954. Ce soir-là, les diables l’avaient emporté grâce à deux buts de Rik Coppens et Léopold Anoul, deux noms qui ne sont plus significatifs auprès des jeunes de notre pays.

 

Depuis lors, en 9 rencontres nous opposant à nos voisins de l’est, nous avons subi autant de défaites. Ce soir, à Berlin, il s’agira de faire mentir les statistiques.

 

A moins d’un incident de dernière minute, l’équipe du début de rencontre sera la suivante :

 

 

Pieroni

 

 

 

 

 

 

Buffel

 

 

 

 

 

 

Goor

 

 

 

Vanden Borre

 

Geraerts

 

Simons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leonard

Van Buyten

 

Vermaelen

Deflandre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Proto

 

 

 

 

Bart Goor étant rétabli de sa blessure à la cheville, il devrait retrouver sa place dans le 11 de base. Dans l’entrejeu, ni Vanderhaeghe, ni Mudingayi, n’ont convaincu le coach national. Timmy Simons montera donc d’un cran, laissant sa place dans l’axe défensif à Thomas Vermaelen.

 

Il s’agira de cadenasser l’entrejeu, afin d’éviter les débordements en profondeur. Sans oublier d’être attentif derrière. Toute l’équipe devra être concentrée à 120%. Enfin, l’équipe devra se rappeler des paroles de Marc Wilmots, qui disait à juste titre : « Nous n’avons que peu de chances de vaincre, mais puisque nous en avons tout de même, autant les saisir. »

 

Messieurs les Diables, nous comptons sur vous pour nous faire honneur !

 

 

Depersée A.

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29/06/2006

Jour J - 1

La tension est à son comble dans le QG des Diables. Demain viendra vraisemblablement l’apothéose de leur magnifique tournoi. A moins qu’ils ne parviennent à éliminer le pays organisateur…

 

Aucun citoyen Belge ne peut l’ignorer, même celui qui n’est pas fan de football. Demain, à 17h, l’équipe nationale débutera le deuxième quart de finale de Coupe du Monde de son histoire.

 

Il aura fallu attendre vingt ans pour en arriver là. Vingt longues années au cours desquelles nous sommes passés par toutes les émotions possibles et imaginables.

 

Tout d’abord la frustration. En 1990, avec ce maudit tir de David Platt à la 120e minute de jeu, qui ouvre les portes de la qualification à l’Angleterre, en toute fin d’une rencontre que nous devions méritoirement remporter. En 1994, avec ce satané arbitre suisse, Mr Rothlisberger, qui refuse ce siffler un penalty évident sur Josip Weber, alors que nous pouvions revenir à la hauteur des Allemands. Ou encore en septembre 1995, avec ce tir dévié de Michael Laudrup, qui termine sa course au fond des filets de Gilbert Bodart, et nous barre la route de l’Euro d’Angleterre.

 

Ensuite, le dépit. Cette véritable gifle prise un soir d’hiver 1996 à Bruxelles, lorsque les Pays-Bas viennent nous infliger un cinglant 0-3, sur nos propres terres. Le sentiment de toucher le fond quand, après avoir pourtant secoué les armoires, nous prenons un « amical » 3-0 en Irlande du Nord quelques mois plus tard. La tristesse, déjà, de voir s’éloigner la Coupe du Monde française. La colère, deux ans plus tard, de se faire stupidement sortir de l’Euro, NOTRE Euro, alors que nous avions toutes les cartes en main pour passer outre de la première phase.

 

L’espoir qui renaît ! Une perle de Bertrand Crasson, une tête de Lorenzo Staelens, nous donnent remettent en selle face au Pays de Galles. Un Emile Mpenza en grande forme, qui écrase de sa hargne la défense bosniaque. C’était l’année passée.

 

Et puis, éparpillés au cours des dates, tous ces instants de joie hélas momentanés … Phillipe Albert, à Orlando, face aux Pays-Bas de Ronald Koeman. Les trois roses de Luis Oliveira, plantées dans les filets d’Istanbul, un soir de printemps 1997. La tête orgasmique de Daniel Van Buyten dans les dernières poussières d’un après-midi écossais qui avait pourtant on ne peut plus mal débuté.

 

Vingt longues années au cours desquelles le peuple belge a eu mal à son football. Mais jamais nous n’avons rendu les armes, toujours nous nous sommes relevés. La preuve en est cette formidable campagne 2006. Ou comment une petite nation non qualifiée, non préparée, débarque maladroitement en dernière minute, et contre toute attente, vient à bout de ténors et parvient à se frayer un chemin jusqu’en quarts de finale.

 

Demain, aucun citoyen belge ne sera ailleurs que devant sa télévision. La vie s’arrêtera, les rues seront désertes. Avant, peut-être, nonante ou cent vingt minutes plus tard, d’exploser à nouveau …

 

 

Depersée A

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28/06/2006

L'échéance approche à grands pas

 

Plus que 2 fois dormir avant Allemagne – Belgique

 

Les huit nations qui participeront aux quarts de finale sont à présent connues. Si l’on pouvait vraisemblablement s’attendre aux qualifications de l’Allemagne, de l’Argentine, de l’Italie et du Brésil, peu avaient parié que les deux surprises s’appelleraient Ukraine et Belgique. Ces deux pays pourraient même se rencontrer en demi-finales, si jamais elles venaient à bout de leur adversaire respectif. Toutefois, soyons-en bien conscients ; ce scénario n’a que peu de chances de se produire.

 

Alors que le pays est plongé dans la tourmente par d’autres affaires malheureuses et bien plus graves que la question sportive, les joueurs belges, de l’autre côté de la frontière,  continuent leur préparation physique et mentale. Les hommes semblent en grande forme, si bien que l’absence de préparation pré-Mondial ne se fait absolument plus ressentir. « La préparation, plaisante Luigi Pieroni, c’était le premier tour, et le match contre le Mexique. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent pour nous. »

 

Franck de Bleeckere troque la tenue noire pour le drapeau tricolore.

 

Si à l’heure d’écrire ces lignes, l’arbitre de la rencontre n’a pas encore été désigné, il en est un que les performances belges vont vraisemblablement contraindre à quitter la compétition : Franck de Bleeckere. Jusque là, le referee belge s’était pourtant fort bien distingué. A l’issue d’Angleterre – Equateur, il avait même reçu les chaudes félicitations de l’ensemble du corps arbitral international.

 

Lors d’un interview accordé au journal De Morgen, l’homme en noir … jaune et rouge explique les choses avec énormément de relativisme. « Je pourrais être contrarié de quitter l’aventure, mais mon esprit de patriote prend largement le dessus sur ma déception. Je souhaite à la Belgique d’aller le plus loin possible dans le tournoi, d’autant que jusque maintenant, elle a fait preuve d’un fair-play exemplaire ».

 

Ceci n’étant pas la seule distinction à mettre à l’actif de notre équipe. Rappelons qu’avec ses 3 roses, Luigi Pieroni fait partie du Top des buteurs de ce tournoi. De plus, les inamovibles Proto, Deflandre et Simons, seuls Diables à avoir disputé l’intégralité des rencontres, font déjà partie des meilleurs joueurs de la compétition.

 

Nous avons là de quoi être fiers, et de quoi nous transporter au-delà des limites du réalisme souvent trop pessimiste. De quoi nous dire, malgré tout ce qu'on peut lire dans la presse étrangère, que nous avons une chance d'aller encore plus loin …

 

 

Depersée A.

16:32 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/06/2006

Les Diables font vibrer le pays

Dans son confinement, la délégation belge en Allemagne ignore tout de la liesse qui s’est emparée du pays. La nuit de samedi à dimanche, c’était pas moins de 250.000 personnes qui célébraient la victoire dans toutes les rues de Belgique… Depuis le début du Mondial, les débits de boisson enregistrent une hausse de fréquentation spectaculaire. Rien que la consommation de bière par soir a augmenté de 7% depuis le 9 juin dernier. Les soirs de matchs de la Belgique, l’indice s’envole de 11% ! Certains tenanciers sont dépassés par les événements ; comment auraient-ils pu prévoir que la sélection surprise de notre pays aboutirait à un tel mouvement d’enthousiasme ?

 

Bien loin des festivités que leurs prestations provoquent par chez nous, les Diables rouges se sont reconcentrés en vue des quarts de finale. L’euphorie de la qualification est a présent bien retombée. « Nous sommes déjà satisfaits de notre prestation globale, a déclaré le capitaine Bart Goor. Mais nous n’avons pas l’intention de nous reposer sur nos lauriers. Même si, pour franchir un palier supplémentaire, il nous faudra vaincre l’Allemagne. » Goor n’a pas participé au match contre le Mexique, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la prestation de son remplaçant fut plus que convaincante… « Je félicite Koen (Daerden) pour le fabuleux match qu’il a livré, reprend le capitaine. Si j’ai peur pour ma place ? Pas vraiment. Nous formons une équipe, et c’est à l’entraîneur de choisir les plus méritants. » Fort de ses 69 caps, le médian gauche anderlechtois devrait normalement récupérer son poste et son brassard pour la rencontre de vendredi.

 

A propos de cet affrontement, Philippe Leonard se voulait lui aussi plus que positif. « Si nous restons concentrés ? Plutôt deux fois qu’une ! Nous ne sommes pas encore éliminés, à ce que je sache ! Nous nous battrons jusqu’à la dernière seconde, comptez sur nous ! »

 

Et dû côté de la maison de verre ? Jan Peeters, président sortant, est on ne peut plus heureux : « Je suis vraiment fier de la mentalité affichée par nos joueurs. Bien loin des stupides querelles communautaires et autres discours séparatistes, ils nous donnent une réelle leçon de courage et d’esprit d’équipe. Certains, devraient en prendre de la graine ! Quant à moi, je suis heureux d’avoir vécu de pareilles émotions avant de léguer la présidence ».

 

Peut-être même commence-t-il à le regretter …

 

 

Depersée A.

15:12 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/06/2006

Appel aux supporters

Oyez braves citoyens du Royaume de Belgique !

 

Là-bas, en contrée de Germanie, nos vaillants et valeureux représentants ont percé les remparts des quarts de finale de la Coupe du Monde. Puisse Dieu les bénir pour ce fantastique exploit !

 

Vendredi, dans la citée de Berlin-la-Majestueuse, ils tenteront de gravir un échelon supplémentaire, en sortant vainqueurs d’un nouvel et terrible affrontement qui les opposera à la meilleure Garde teutonne de ces dernières années.

 

Citoyens, soyez au rendez-vous ! Chantez, criez à gorge déployée, que vos encouragements se fassent entendre jusque Berlin !

 

Car en vérité, ce magnifique parcours est un peu le nôtre…

 

 

 

Depersée A.

 

 

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Belgique 3 Mexique 2 : Nous sommes en quarts de finale !

Formidable prestation des Diables, qui les qualifie pour le tour suivant !

 

Après la rencontre, il n’y avait pas de mot capable de définir la joie que nous ressentions. Les Belges sont passés par toutes les humeurs possibles, de la consternation, par l’anéantissement, pour finalement retrouver espoir, et exploser lors du coup de sifflet final. Il n’y a pas de doute : les cent-vingt minutes que nous avons vécues feront à jamais partie intégrante des plus beaux moments de l’histoire du football belge !

 

Dès les hymnes nationaux, le spectateur pouvait lire toute l’importance de l’événement sur les visages des vingt-deux acteurs. Après trois défaites successives en huitièmes, le Mexique espérait bien trouver la voie des quarts de finale. Nos Belges, quant à eux, ne rêvaient que d’une chose : égaler la performance de la génération Pfaff – Gerets – Scifo & Cie, qui, vingt ans plus tôt, à ce stade de la compétition, avaient remporté face à l’URSS un match qui semblait perdu d’avance.

 

Les premières minutes de la rencontre sont à mettre à l’actif de nos couleurs. Dès la 4e minute, le frais et dispos Koen Daerden place une accélération sur le flanc gauche, avant d’effectuer un centre haut vers la surface, en direction de Luigi Pieroni. L’Auxerrois arme une tête magistrale, que toute la Belgique voit déjà au fond des filets du pauvre Oswaldo Sanchez. Mais dans un réflexe inespéré, celui-ci parvient à dévier la balle sur sa barre, avant que Marquez ne dégage en panique. Qu’importe, la rapidité de cette première occasion semble mettre l’équipe en confiance.

 

Cinq minutes plus tard, ils remettent le couvert. Cette fois, c’est Vandenborre qui perce sur le flanc droit. Le jeune Anderlechtois dribble habilement deux Mexicains, pénètre dans la surface de réparation, puis passe en retrait à Geraerts, dont le tir immédiat est à nouveau repoussé par Sanchez. Sur le corner qui suit, Pieroni parvient à nouveau à placer sa tête, mais la balle frôle de peu le second poteau.

 

On sent qu’il en faudrait peu pour que le but tombe dans notre camp. Malheureusement, c’est le contraire qui se produit… Sur un dégagement de Sanchez, Le ballon est intercepté par Pardo qui, fort de la liberté dont il jouit, avance sans être inquiété jusqu’à la limite du grand rectangle. Il tente un tir, qui sera repoussé par Silvio Proto … dans les pieds de José Fonseca, plus prompt que Van Buyten. Pris à contre-pied, Proto ne peut rien : C’est 0-1, contre le cours du jeu.

 

Durant les minutes qui suivent, toute l’équipe semble abattue par ce coup d’assommoir. À la 21e, sur une maladresse, Geraerts perd le ballon dans le rond central. La contre-attaque est rapidement menée par Morales qui parvient, entre nos défenseurs, à faire glisser la balle à Borgetti. Seul devant Proto, il faudra un arrêt de classe mondiale de notre jeune portier, pour empêcher les Mexicains de tuer le match.

 

L’entrejeu belge est dépassé, mais il parvient à reprendre le dessus en début de troisième quart d’heure. Se rachetant de sa bourde, Karel Geraerts récupère le ballon dans les pieds de Morales, avant d’effectuer une longue passe transversale en direction de Daerden. Se débarrassant du pressing mexicain, le néo-Brugeois parvient à se mettre sur son bon pied pour centrer. Mais malgré sa détente, Pieroni arrive trop court pour reprendre le ballon. Encore raté, mais on sent les Belges tout à fait capables de revenir au score.

 

Il faut toutefois veiller à rester organisés derrière. A la 40e minute, Marquez parvient à lancer Fonseca en profondeur. Il prend à nouveau notre défense de vitesse, mais Proto effectue une sortie magistrale dans ses pieds, avant que Simons ne dégage la balle au loin.

 

Les Diables rentrent donc au vestiaire avec un déficit d’un but. Ca commence à devenir une habitude. L’usage voudrait pourtant qu’ils parviennent à renverser la tendance, comme face à l’Argentine. Dès la reprise, René Van der Eycken fait monter Defour en lieu et place de Vanderhaghe, sans doute pour donner plus de vie à l’entrejeu, mais avec le risque de récupérer moins de ballons.

 

Une course contre le score.

 

Les Belges remontent sur la pelouse en affichant une mentalité de conquérants. Il ne faut en effet attendre que 3 minutes pour assister à une nouvelle offensive. Une passe lobée de Buffel arrive dans les pieds de Pieroni, qui parvient à pivoter, mais son tir est à nouveau dévié par Sanchez, qui semble décidé à faire le match de sa vie. Derrière, les Mexicains se regroupe, et les Belges ne parviennent plus à venir perforer ce rideau défensif. Ils se voient contraints de tenter leur chance de loin ; à la 60e, un tir des 30 mètres de Simons échoue de peu au dessus de la barre transversale. Trois minutes plus tard, c’est Vandenborre qui s’y risque, mais le gardien adverse dévie une nouvelle fois en corner. Nous entrons à présent dans les vingt dernières minutes de la rencontre, et les Mexicains jouent clairement le chronomètre. Sur le banc, René Van der Eycken s’arrache les cheveux. Comment donc parvenir à percer cette défense ?

 

Pour le dernier quart d’heure, le coach décide de jouer son va-tout. Cette fois, c’est Vandenborre qui cède sa place à Wesley Sonck. Un pur attaquant pour un médian, c’est le pile ou face. Soit les Diables égalisent, soit les Mexicains feront 0-2 sur un contre, et c’en sera bel et bien terminé de nos espérances…

 

Ce dernier scénario faillit bien se produire. Peu après le remplacement, une perte de balle de Pieroni amorce une contre-attaque rondement manœuvrée par l’entrejeu mexicain, en surnombre. Borgetti parvient à l’orée de notre rectangle, mais au moment de conclure, il se voit subtiliser le ballon par Timmy Simons, à nouveau l’auteur d’une rencontre magistrale. La relance de l’ancien Brugeois parvient à Buffel, redescendu sur le flanc droit. Ce dernier tente alors un dribble, mais se fait faucher par Osorio à la limite du rectangle. Il reste sept minutes, et Sonck s’apprête à botter le coup franc.

 

Wesley se concentre et s’élance … son tir perce le haut du mur, et vient se loger dans la lucarne de Sanchez, resté immobile. C’est ce qu’on appelle communément une « toile d’araignée ». C’est 1-1, et c’est amplement mérité.

 

Les Diables se sont-ils déconcentrés suite à cette égalisation ? Ont-ils cru trop tôt avoir les clés du match en main ? C’est fort probable. Sur le centre qui suivra, les Mexicains vont enchaîner douze passes d’affilée sans qu’aucun joueur belge ne puisse s’emparer du ballon. La treizième passe arrive dans les pieds de Fonseca, isolé dans le rectangle, qui crucifie Proto pour la seconde fois. C’est la ponctuation d’une véritable démonstration mexicaine, et le gardien belge ne pouvait malheureusement rien faire.

 

On voit mal comment la Belgique pourrait se remettre de ce KO, d’autant plus qu’il ne reste que six minutes avec les arrêts de jeu. Les Mexicains se remettent à joueur la montre, gardant la balle dans leur camp, fuyant la provocation, et poussant les Belges au pressing. La qualification semble leur tendre les bras. C’est sans compter sur un nouveau miracle belge. Et comme face aux Argentins, ce miracle se nomme Steven Defour.

 

Alors qu’on n’y croyait plus …

 

A la 89e minute, Defour récupère la balle dans les pieds d’un Mexicain, et adresse directement une longue transversale sur la gauche, vers Koen Daerden. Le fils de Jos se défait de son marquage et s’avance dans l’axe. Arrivé aux vingt mètres, il tente une frappe du gauche. Son tir est à nouveau dévié par Sanchez, mais Pieroni, remarquablement placé, réussit à reprendre la balle au nez et à la barbe des deux défenseurs mexicains, pour l’envoyer mourir au fond des filets d’un impitoyable plat du pied. C’est 2-2, et à nouveau, les Belges ont montré au monde qu’il ne fallait jamais les considérer défaits avant le coup de sifflet final.

 

Des prolongations parfaitement gérées.

 

Précisément, trois minutes d’arrêt de jeu plus tard, l’arbitre met un terme au temps imparti. On se dirige donc vers trente minutes supplémentaires, les buts en or et en argent ayant disparu du règlement. Et si égalité subsiste encore, c’est aux penalties que se départageront les deux équipes.

 

Mais dès le début du premier quart d’heure de prolongation, on sent que le dernier but belge a psychologiquement pesé sur le moral des Mexicains. Et il ne faudra pas attendre longtemps avant d’en avoir la confirmation. Dès la 94e minute, Buffel s’échappe sur le flanc droit, et centre pour Pieroni, dont la reprise du pied droit ne laisse aucune chance à Sanchez. Le Liégeois marque son 2e but du match, le 3e de la compétition, et dans tout le pays, c’est l’extase. Deux minutes plus tard, c’est sous les applaudissements que Luigi cède sa place à Mudingayi. La stratégie de Van der Eycken est simple ; rééquilibrer l’entrejeu, et réussir là où nos adversaires ont par deux fois échoué : maintenir le score.

 

Les Mexicains ne semblent pas se relever de ce coup de grâce. Les Belges ont le match en main, et ce malgré deux nouvelles tentatives de loin bien arrêtées par Silvio Proto. A la 118e minute, Buffel, sans doute à bout de souffle, s’offrira le luxe de rater la balle du 4-2. Seul devant Sanchez, c’est à nouveau le portier mexicain qui a le dernier mot.

 

Buffel sera à deux doigts de le regretter amèrement… Sur le contre, Jose Fonseca trompe la vigilance de la défense, et manque de peu d’offrir les penalties à son équipe. Son tir des 15 mètres sera fort heureusement dévié par un Silvio Proto en grande forme. L’arbitre monsieur Busacca choisit ce moment pour laisser respirer les Belges, et rassurer les plus cardiaques d’entre nous. Le stress disparaît au profit d’une merveilleuse réalité : Nous sommes en quarts de finale !

 

La nation entière qui vibre

 

Pour la deuxième fois en vingt ans, La Belgique accède donc aux quarts de finale de la Coupe du Monde. A cette différence près qu’alors, le match face à l’URSS s’était terminé dans les petites heures de la nuit. Hier, c’est toute une nation qui a pu fêter ses champions avant les douze coups… et après !  Dans bon nombre de cités belges, le noir, le jaune et le rouge flottaient encore dans les airs, lorsque le soleil fit son apparition aux petites heures.

 

Du côté de Leipzig, le staff belge n’a pas encore fini de se congratuler. Toutefois, les joueurs sont mal pris, entre leur envie bien légitime de célébrer leur victoire, et l’autre, plus consciencieuse, de se reconcentrer pour un quart de finale contre l’Allemagne, qui s’annonce déjà explosif.

 

René Van der Eycken a déjà annoncé qu’il allait permettre à ses joueurs de se relaxer, avant de se remettre à l’ouvrage. Quant au néo-capitaine Eric Deflandre, il faisait remarquer : « Ce sera notre second derby de la compétition, après les Pays-Bas. Nous avons remporté le premier, alors pourquoi pas celui-ci ? ».  

 

Merci les Diables, vous avez été grands !!

 

 

Petreri D.

 

Belgique : Proto ; Deflandre, Van Buyten, Simons, Leonard ; Vanden Borre (76e Sonck), Vanderhaeghe (46e Defour), Geraerts, Daerden ; Buffel, Pieroni (95e Mudingayi).

Mexique : Sanchez ; Marquez, Osorio, Mendez, Salcido ; Castro ; Guardado (60e Pineda), Pardo, Morales (106e Franco), Rodriguez ; Fonseca, Borgetti (80e Bravo).

Buts : Fonseca, 0-1 (20e) ; Sonck, 1-1 (84e) ; Fonseca, 1-2 (85e) ; Pieroni, 2-2 (89e) ; Pieroni, 3-2 (94e)

Cartons jaunes : Salcido (7e), Vanderhaeghe (19e), Buffel (66e), Fonseca (96e), Daerden (112e)

Cartons rouges : aucun.

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23/06/2006

Blessure de Bart Goor !

Le capitaine se blesse lors de l’entraînement.

 

La mauvaise nouvelle, tombée en début d’après-midi, n’augure rien de bon pour la rencontre de demain. Bart Goor, le capitaine des diables, jusque là auteur de trois prestations magistrales sur son flanc gauche, s’est blessé à la cheville en toute fin de matinée. C’est en retombant suite à une tête que l’Anderlechtois se serait mal réceptionné. Il fut directement emmené à l’infirmerie.

 

Le diagnostic se veut rassurant : il ne s’agit que d’une légère foulure. Hélas, pas assez légère que pour lui permettre de tenir sa place sur le terrain, demain face au Mexique. L’habituel capitaine devra donc laisser son brassard à Eric Deflandre. Quant au poste de médian gauche offensif, il sera vraisemblablement attribué au néo-Brugeois Koen Daerden.

 

A moins d’une surprise de dernière minute, et Dieu sait si René Van der Eycken en est capable, l’équipe qui affrontera le Mexique sera la suivante :

 

 

Pieroni

 

 

 

 

 

 

Buffel

 

 

 

 

 

 

Daerden

 

 

 

Vandenborre

 

Geraerts

 

Vanderhaeghe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leonard

Simons

 

Van Buyten

Deflandre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Proto

 

 

L’entraîneur fera confiance à sa ligne défensive habituelle, ainsi qu’au duo d’attaque des deux premières rencontres, composé de Luigi Pieroni et Thomas Buffel. A noter également le retour de Steven Defour sur le banc, et celui d’Anthony Vandenborre sur le terrain, qui revient de suspension.

 

Les Diables ont toutes leurs chances

 

Malgré ses succès du premier tour, la cote de l’équipe Belge auprès des bookmakers n’a grimpé que sensiblement. Ainsi, une victoire de nos footballeurs demain face au Mexique est généralement cotée à 4 contre 1, pour 2,3 en cas de succès mexicain. De là à ce qu'ils affirment que la forme de nos Diables est retombée, il n’y a qu’un pas.

 

Au royaume, les avis sont pourtant unanimes : un sondage officiel montre que 83,4% des Belges croient en une qualification. Loin des considérations tenues par les hautes sphères du football international, tout le pays soutient fièrement ses Diables ! Comme lors de Roland Garros, bon nombre de représentants du gouvernement feront le déplacement jusque Leipzig, afin d’encourager nos onze diables.

 

Quand à nous, simples spectateurs, nous devrons nous contenter du téléviseur … mais nous seront tout de même bien présents, avec le cœur, et c'est avec la même ferveur que nous soutiendrons nos joueurs !

 

 

Depersée A.

 

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