29/06/2006

Jour J - 1

La tension est à son comble dans le QG des Diables. Demain viendra vraisemblablement l’apothéose de leur magnifique tournoi. A moins qu’ils ne parviennent à éliminer le pays organisateur…

 

Aucun citoyen Belge ne peut l’ignorer, même celui qui n’est pas fan de football. Demain, à 17h, l’équipe nationale débutera le deuxième quart de finale de Coupe du Monde de son histoire.

 

Il aura fallu attendre vingt ans pour en arriver là. Vingt longues années au cours desquelles nous sommes passés par toutes les émotions possibles et imaginables.

 

Tout d’abord la frustration. En 1990, avec ce maudit tir de David Platt à la 120e minute de jeu, qui ouvre les portes de la qualification à l’Angleterre, en toute fin d’une rencontre que nous devions méritoirement remporter. En 1994, avec ce satané arbitre suisse, Mr Rothlisberger, qui refuse ce siffler un penalty évident sur Josip Weber, alors que nous pouvions revenir à la hauteur des Allemands. Ou encore en septembre 1995, avec ce tir dévié de Michael Laudrup, qui termine sa course au fond des filets de Gilbert Bodart, et nous barre la route de l’Euro d’Angleterre.

 

Ensuite, le dépit. Cette véritable gifle prise un soir d’hiver 1996 à Bruxelles, lorsque les Pays-Bas viennent nous infliger un cinglant 0-3, sur nos propres terres. Le sentiment de toucher le fond quand, après avoir pourtant secoué les armoires, nous prenons un « amical » 3-0 en Irlande du Nord quelques mois plus tard. La tristesse, déjà, de voir s’éloigner la Coupe du Monde française. La colère, deux ans plus tard, de se faire stupidement sortir de l’Euro, NOTRE Euro, alors que nous avions toutes les cartes en main pour passer outre de la première phase.

 

L’espoir qui renaît ! Une perle de Bertrand Crasson, une tête de Lorenzo Staelens, nous donnent remettent en selle face au Pays de Galles. Un Emile Mpenza en grande forme, qui écrase de sa hargne la défense bosniaque. C’était l’année passée.

 

Et puis, éparpillés au cours des dates, tous ces instants de joie hélas momentanés … Phillipe Albert, à Orlando, face aux Pays-Bas de Ronald Koeman. Les trois roses de Luis Oliveira, plantées dans les filets d’Istanbul, un soir de printemps 1997. La tête orgasmique de Daniel Van Buyten dans les dernières poussières d’un après-midi écossais qui avait pourtant on ne peut plus mal débuté.

 

Vingt longues années au cours desquelles le peuple belge a eu mal à son football. Mais jamais nous n’avons rendu les armes, toujours nous nous sommes relevés. La preuve en est cette formidable campagne 2006. Ou comment une petite nation non qualifiée, non préparée, débarque maladroitement en dernière minute, et contre toute attente, vient à bout de ténors et parvient à se frayer un chemin jusqu’en quarts de finale.

 

Demain, aucun citoyen belge ne sera ailleurs que devant sa télévision. La vie s’arrêtera, les rues seront désertes. Avant, peut-être, nonante ou cent vingt minutes plus tard, d’exploser à nouveau …

 

 

Depersée A

10:07 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

!!! Serieur ou vois tu les Diable Rouge( La belgique ) En coupe du monde 2006 ??? serieur moi je la vois pas alors esplique moi !! stp !!

Canular ?

Écrit par : Ludovic | 29/06/2006

pression quelle pression, vivement demain, on pourra enfin savoir ce qu'il en advient de nos valeureux diables en coupe du monde. quoiqu'il arrive, leur tournoi aura été une vrai réussite....
nous serons tous derrrière demain à 17h.

Écrit par : djaumi | 29/06/2006

!!! Faut pas effacé le commentaire j'aimerai savoir a quoi tu joue !! serieur la belgique et pas en coupe du monde arete la fumette grand !

Écrit par : Ludovic | 30/06/2006

!!! Encore un qui n'a rin compris !!!

Écrit par : Pyrrhus | 30/06/2006

! Bah vasy espliquer au lieux de rien dire !

Écrit par : Ludovic | 01/07/2006

??? Inutile, vu ta réaction tu ne comprendrais pas.........

Il faut un minimum de neuronnes pour cela.....

Écrit par : Crénom | 02/07/2006

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