21/06/2006

Côte d’Ivoire 3 Belgique 1

Une défaite sans conséquence, mais qui pousse les Diables en bas de leur piédestal.

 

Nous étions pourtant prévenus : bien qu’éliminés, et privés de Didier Drogba suspendu, les Africains vendraient chèrement leur peau. Grâce au nul blanc entre l’Argentine et les Pays-Bas (qui qualifie les sud-Américains et renvoie les Bataves à la maison), nous terminons premiers du groupe C. Mais refuser d’admettre le relâchement dont nos troupes ont fait preuve serait nier l’évidence même.

 

Sur la feuille de match, la composition belge subissait quelques changements, avec les titularisations de Vermaelen, Mpenza et Sonck en lieu et place de Van Buyten, Buffel et Pieroni, laissés au repos par Van der Eycken. Il n’était toutefois pas question de parler d’équipe B. Simplement d’un souhait légitime, dans le chef du coach national, de faire tourner son effectif en faisant débuter des joueurs frais, tout aussi talentueux, et motivés de faire aussi bien que leurs prédécesseurs.

 

Les Diables débutent parfaitement la rencontre, avec un premier quart d’heure au cours duquel ils dominent les échanges. Deux percées dans l’axe de Sonck aux 7e et 13e minutes inquiètent sérieusement la défense ivoirienne, sans pour autant parvenir à déflorer le marquoir.

 

L’ouverture du score est pourtant belge. A la 22e minute, un centre en retrait de Defour aboutit dans les pieds du même Sonck, qui crucifie Copa Boubacar d’un tir magistral dont il a le secret. C’est 0-1 pour nos couleurs. Hélas, il faudra alors compter les actions belges sur les doigts d’une seule main.

 

Dès la demie heure de jeu, les ouailles d’Henri Michel remettent les pendules à l’heure. Un superbe mouvement amorcé par Akalé laisse notre défense sans réaction, et Kalou n’éprouve aucune peine à pousser le ballon dans les filets. Sur le visage de l’attaquant ivoirien se lit une grande détermination, la même que nos joueurs avaient affichée lors des deux premières rencontres, et qui semble bel et bien avoir changé de camp. Une nouvelle incursion de Sonck dans le rectangle adverse ne change rien à cette impression générale, le tir de l’attaquant de M’Glabach filant un mètre à côté de la cage ivoirienne (39e minute).

 

Ce sont même les éléphants qui vont prendre l’avantage peu avant le repos. A la 44e minute, Dindane, lancé en profondeur, donne à nouveau le tournis à notre défense. Le jeune ajacide Thomas Vermaelen commet alors la faute nécessaire dans le rectangle. Ainsi permet-il à l’ancien pensionnaire d’Anderlecht de se faire justice en inscrivant, sur penalty, le second but de son équipe. Pour la deuxième fois en trois rencontres, les Diables rentrent au vestiaire avec un déficit d’un but.

 

C’est armés d’une certaine détermination qu’ils remontent sur la pelouse, mais celle-ci fera long feu ; Mpenza d’abord (49e), Goor ensuite via un tir lointain (56e), ne parviennent pas à créer le danger outre mesure. Du côté ivoirien, on gère au mieux l’avantage, gagnant la majorité des duels dans le milieu de terrain. Embourbés dans cet entrejeu parfaitement organisé, les diables ne parviennent plus à mettre le nez à la fenêtre. Et c’est finalement Kalou, à nouveau lui, qui donne au score son allure définitive. A la 84e minute, son tir des vingt-cinq mètres se loge dans la lucarne de Proto, sans que celui-ci ne puisse rien y faire. Les deux derniers changements de Van der Eycken n’apporteront guère plus de solutions offensives. La Belgique renoue ainsi avec la défaite, la première de la compétition, face à l’adversaire qui semblait pourtant le plus à notre portée.

 

Des éléphants impressionnants, mais …

 

Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de ne pas se forcer à tirer des enseignements de cette défaite. Certes, les Ivoiriens, menés par un époustouflant Bonaventure Kalou, ont affiché un jeu sans déchet, et expliquer leur victoire par un non jour belge serait réducteur. Mais les faits sont là ; sur le mental, les belges auraient dû surpasser les éléphants, et c’est pourtant le contraire qui s’est produit. Si l’on doit ressortir un point positif de leur légère prestation, c’est bien que nos diables n’étaient pas cuits. L’équipe semblait simplement être à court d’idées créatives. Ils devront absolument se ressaisir avant le second tour, qui les opposera au Mexique, formation qui fera sans doute preuve de la même hargne que les Ivoiriens. Mais au vu de leurs deux premières rencontres, il serait vraiment dommage que la route de nos diables se termine en quarts de finale.

 

A noter également, du côté positif de la balance, le deuxième assist de Steven Defour dans cette compétition. Le jeune Genkois semble avoir pris pleinement confiance au sein de l’effectif, ce qui est fort prometteur pour la suite.

 

 

Belgique : Proto ; Deflandre, Vermaelen, Simons, Leonard ; Defour, Mudingayi (52e Vanderhaeghe), Geraerts, Goor (87e Daerden); Mbo Mpenza (85e Buffel), Sonck.

Côte d’Ivoire : Copa Boubacar ; Zoro, Domoraud, Kouassi, Boka ; Faé, Demel, Yapi Yapo (80e Y. Toure), Akalé ; B. Kalou, Dindane (87e A. Kone).

Buts : Sonck, 0-1 (22e) ; Kalou, 1-1 (30e) ; Aruna 2-1 (44e pen.) ; Kalou 3-1 (84e).

Cartons jaunes : Vermaelen (44e)

Cartons rouges : aucun

 

Petreri D.

 

 

22:53 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

vivement les 1/4 allez les djaap!

Écrit par : Fred | 22/06/2006

rrrrrrrrr NUL NUL NUL NUl NUL NUL NUl;

Écrit par : tegds | 25/06/2006

T'es loin comme type Il faudrait que tu me dises à quoi tu carbures, ça pourrait m'intéresser... Allez bonne chance pour la suite !

Écrit par : john | 27/06/2006

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