18/06/2006

La parole aux joyeux diables

 

Hier matin, lorsque nous interrogeons les joueurs belges, force est de constater qu’ils ne se rendent pas encore compte des résultats forgés jusqu’à présent. Pourtant, la réalité ne ment pas : ils viennent bel et bien de vaincre successivement deux candidats sérieux au sacre final. Ce qui leur permet aujourd’hui d’émerger du « groupe de la mort » de la plus belle des manières.

 

« Il ne faut pas non plus exagérer, fait remarquer un Silvio Proto très modeste. Certes, nous avons remporté deux victoires en autant de joutes, mais il serait fort dommage de déjà nous reposer sur nos lauriers. Un troisième match nous attend ce mercredi, sans parler du huitième de finale qui suivra. »

 

On garde donc les pieds sur terre, même si, dans le vestiaire, l’ambiance entre les joueurs est au beau fixe. Toutefois, par souci de préserver la concentration de son effectif, René Van der Eycken a décider de limiter fortement le temps accordé aux journalistes.

 

Defour : la nouvelle star.

 

A la sortie de l’entraînement, les médias du royaume se pressent au portillon. Le plus prisé de nos diables est sans conteste le jeune médian créatif Steven Defour, auteur contre l’Argentine d’une formidable action qui continue de faire le tour du monde des télés. Suit généralement Karel Geraerts, pourtant non titulaire jusqu’à présent, mais dont les montées au jeu s’avèrent discrètes, mais très efficaces. Vendredi, en seconde période, c’est lui qui parvint à museler le jeune prodige barcelonais Lionel Messi. Si on lui en fait le compliment, il rougit en répondant : « je n’ai fait que mon devoir ». Et lorsque nous félicitons Kevin Vandenbergh pour le sang froid dont il a fait preuve devant le but, nous ne pouvons nous empêcher de lui parler de traditions familiales. En 1982, face à l’Argentine championne du monde en titre au sein de laquelle évoluait un certain Diego Maradona, c’est en effet son père Erwin qui avait inscrit le but de la victoire. « La comparaison est flatteuse, nous confie le rejeton. Mais j’ai encore du chemin à parcourir avant d’atteindre le niveau de mon père. Je compte profiter de cette Coupe du Monde pour définitivement me faire un prénom ».

 

Une poignée de minutes plus tard, les diables se retirent déjà, le sourire aux lèvres. Ils s’excusent presque de devoir suivre à la lettre les consignes de leur coach. Nous les remercions une dernière fois, avant de les regarder regagner leur fief.

 

C’est décidément une très belle équipe belge qui nous fait honneur, tant sur le terrain que sur le plan humain. Puissent ces moments de bonheur continuer le plus longtemps possible.

 

 

Depersée A.

 

13:21 Écrit par Allez les diables ! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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